Noirmoutier … l’ile au sel

Noirmoutier … l’ile au sel.  Vous qui aimez Noirmoutier vous  avez certainement été séduits par un de ses univers, celui des marais salants ( ils occupent 1/3 de la surface  de l’ile entre la commune de l’Epine et celle de NOirmoutier ) et en cette période de printemps  la grande toilette des marais à commencé.

les marais salants de Noirmoutier

Que faut-il pour faire du sel ?  du vent – du soleil –  de l’eau de mer

Il est temps en effet pour les sauniers de les remettre en état . Il faut racler la vase accumulée pendant l’hiver sur les fonds d’argile des bassins. Cette vase servira  à remodeler les chemins  autour des bassins.  S’ensuit une période de séchage pouvant  aller de quelques  jours à plusieurs semaines en fonction  de la météo avant de refaire  circuler l’eau dans un réseau de canaux en lien avec l’océan. L’évaporation sous l’action du vent et du soleil va ainsi favoriser la concentration en sel. Il faut environ 48 h pour passer de35gr/ litre à  300 gr/l. Le gros sel se cristalise  et se dépose au fond des « oeillets » (bassins). La fleur de sel quant à elle  se « cueille »  en surface. Le sel  ramassé sera déposé  sur des tables  pour sécher naturellement au soleil.

c’est  à partir du mois de juin   que la récolte pourra commencer, le gros sel et bien évidemment la fleur de sel qui se « cueille »   tous les soirs en fin de journée. . La récolte moyenne d’une journée est d’environ 500 kg : ce qui n’a pas été récolté ne se rattrape pas, surtout si la pluie survient.

 

L’histoire des marais salants à Noirmoutier

C’est à partir du 5e siècle  que les moines Bénédictins  ont commencé le travail de transformation des marais humides en marais salants.  le commerce de l’or blanc au 16e et 18 e siècle   faisait vivre de nombreuses familles sur l’ile jusque dans les années 70 avant de décliner et atteindre    son plus bas niveau dans les années 90 avec seulement 34 sauniers ! Aujourd’hui ils sont une 100e environ à  faire revivre  ce patrimoine . Regroupé en coopérative ils exploitent  3000 oeillets.

Le travail  est le même depuis tout ce temps.  Les outils n’ont pas changé,  la méthode non plus.

Les calorges  ou salorges

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Nous retrouvons  Cornils Guislain Jacobsen  négociant et amateur , il exporte l’or blanc dans le monde entier. Pour entreposer le « trésor »  il faut construire de grandes bâtisses appelées « SALORGES ou CALORGES ».  Elles sont toujours visibles  sur la rive du port  près des chantiers navales car  à cette époque le port de commerce est celui de Noirmoutier. Il faut donc imaginer le travail des ânes (encore un emblème de notre île) qui faisaient  la navette entre  les marais, les salorges et les bateaux.

Aujourd’hui les sauniers sont  presque tous regroupés en coopérative  et le sel est exporté  aux 4 coins de la France.  Mais lorsque  vous  êtes sur place, rien de mieux que de prendre le temps  de  s’arrêter sur le bord de la route entre l’Epine et Noirmoutier et  aller directement  acheter  votre sel  au producteur qui se fera un plaisir de vous expliquer son travail.  1 kg de gros sel se vend environ 1 €…… je vous laisse imaginer le travail qu’il faut fournir afin de pouvoir  vivre de son travail.

 

Que faire  avec  le sel ?

sel

A part saler l’eau des pâtes …… je vous propose de visionner cette vidéo que j’ai récupérée sur Youtube  pour vous apprendre la réalisation du Bar en croute de sel.

C’est par ici.

Mais aussi des caramels   au beurre salé :  suivez la recette

Si je vous parle de « Salorges » et de sel aujourd’hui  c’est aussi pour vous rappeler que ce week-end SAMEDI-DIMANCHE- LUNDI, nous exposons  dans la salle des Salorges sur le port de Noirmoutier. Nous serons une  10e de créateurs-artistes-artisans réunis pour ce premier rendez-vous de printemps.

Si vous êtes sur place, j’espère que vous passerez nous rendre une petite visite. Pendant ce temps  nous nous relaierons  pour tenir également la boutique de la galerie de la Mer :

De No mains.

En attendant de vous retrouver je vous souhaite un excellent week-end de Pâques.