Un Her d’ Océan se met au vert

En fait c’est dans mon ADN ! Je fais partie d’une génération « anti-gaspi », avec en plus une maman couturière, inutile de vous  dire que j’ai toujours vu les vêtements se transformer et resservir . Ma mère donc faisait  du « Upcycling » !

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Lorsque j’ai débuté mon activité en 2013,  je ne me suis pas vraiment posé la question, il était évident  pour moi que j’utiliserai au maximum des textiles  naturels ( lin, coton, chanvre). J’achèterai les matières premières en France, autant que possible près de mon domicile.

Lorsque  lors d’un voyage je trouve un « trésor » comme par exemple ( il y a quelques temps) ces quelques mètres de toile catalane, j’ai pu fabriquer une petite collection de quelques sacs et trousses  avec une superbe matière première à un prix raisonnable pour vous

Je m’accorde cependant quelques entorses avec le simili cuir si pratique pour  trousses de toilette et les intérieurs de sacs et  de trousses que je double avec des cotons   colorés. En règle générale je  suis fidèle aux tons neutres  et indémodables que je trouve particulièrement chic.

Un Her d’Océan champion du recyclage

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Si la plupart du temps  je travaille des tissus neufs  il m’arrive de recycler, en voici quelques exemples :

  • la toile « métis » (mélange de lin et de coton) que j’utilise  pour doubler les corbeilles à pain et qui est la base d’une partie de la collection de coussins est une toile  que j’ai chiné où  que l’on m’a  offert. Il s’agit de draps anciens (neufs) de très belle qualité. C’est une matière  agréable à travailler car elle ne se déforme pas dont j’adore la couleur  blanc cassé. Les draps devenaient blancs et souples après plusieurs lavages.
  • le jean : si j’utilise du tissu en jean  pour  certaines créations je n’hésite pas  à recycler  mes jeans et ceux de mon entourage  pour en faire des sacs.  C’est assez compliqué à réaliser car il faut découdre sans abimer  et je vous assure que les coutures de jean sont très très solides ! Retrouver le « fil droit » du tissu ce qui oblige à ne  se servir que d’une petite partie  de chaque jambe  mais cela permet de conserver les poches  avant et arrière ; Je découvre les sacs
  • la dentelle rigide : c’est une pépite (il m’en reste un petit rouleau)  que j’ai dénichée  lorsque je vivais encore à Montélimar .  J’avais découvert  une ancienne usine qui revendait ses stocks de matières premières utilisées dans l’industrie de la chaussure de luxe. J’utilise  cette belle matière  première  pour fabriquer des petits cabas très chics.
  • les chutes de tissu : celles qui sont trop petites pour  pouvoir être utilisées seront transformées en noeuds qui  agrémenteront les paquets cadeaux.

Un Her d’Océan : entreprise responsable ?

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En tous cas je fais de mon mieux !

  • Lorsque vous achetez une création « Un Her d’Océan »  vous participez à une économie en circuit court. Vous êtes absolument certain que le produit acheté n’a pas fait  le tour de la terre. Au maximum si vous commandez par internet quelques centaines de kilomètres.
  • Mon atelier est  chez moi, je n’utilise mon véhicule  que pour les marchés de l’été et l’achat de fournitures chez les commerçants locaux.
  • L’imprimeur  avec qui je travaille pour l’impression des aquarelles est en Vendée. J’adore aller dans  ses ateliers et comme j’ai avec lui une relation « commerciale » de proximité il n’hésite pas à me donner en plus de mes commandes des restes de tissu qui  partiraient à la poubelle  mais me permettent de doubler des  pièces  comme par exemple  l’arrière des petits coussins de lavande    ou la doublure des rideaux brise-bise afin d’éviter la transparence de l’aquarelle   une fois sur le fenêtre.
  • Lorsque j’utilise internet  (ce qui est très fréquent)  je passe  depuis peu  et systématiquement par le moteur de recherche  français » ECOGINE ». D’ailleurs depuis que je l’utilise j’ai effectué 158 recherches et compensé 1,58kg de CO2.
  • J’utilise depuis toujours des emballages en papier kraft. Je trouve  qu’en plus de sa solidité, cette matière (recyclable, si vous n’avez pas lu l’article sur les matières premiers recyclables c‘est par ici) évoque pour moi l’artisanat.
  • vous pérennisez un emploi ( le mien !). Je suis auto-entrepreneur, je paie donc   des impôts sur mon chiffre d’affaire, je participe à l’économie de mon pays.
  • je vois trop souvent sur les marchés  des « créations » qui si elles ont le mérite  de bien être fabriquées  par le vendeur, ne sont pas originales et sont en fait des copies  de « tutos »   pris sur internet, notamment sur Pinterest qui est une mine  pour les recherches en tous genres. Je me refuse absolument à ces pratiques.  Je passe   beaucoup de temps à imaginer les créations, faire des essais parfois infructueux ou trop compliqués à mettre en oeuvre pour pouvoir être vendu à un prix « décent ».

Un Her d’Océan est certainement une micro-entreprise perfectible mais  je pense  être sur le bon chemin, en tous cas celui qui me convient et avec  lequel je suis en accord.